• CRITIQUES LITTÉRAIRES

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    CRITIQUES  LITTÉRAIRES
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    SLOBODAN  KOJOVIC

    Slobodan Kojovic , n'est pas l'homme que l'on oublie aussi facilement,
    je conserve de cette forte personnalité charismatique une image intacte ,
    un souvenir que le temps ne dément pas et un regard qui reste identique
    sur ce peintre et poéte. C'est à dire l'image d'un homme entier,intègre et
    authentique pétri d'une extrême sensibilité.
    L'oeuvre imprégnée par la tradition ,pourrait à priori nous faire penser
    à élan un artisque à contre courant, en fait c'est exactement le contraire ,
    tout chez lui n'était que quête de beauté et de vérité bien ancrée à notre
    monde contemporain.La beauté redomptrice
    qui sauvera le monde selon Dostoîvski.
    Beauté , vérité ,ces mots sont marqués d'une forte connotation, souvent
    usurpée , mais ici ils ne soulignent que la réalité de Slobodan.Tout chez
    lui était d'une profonde et multidimensionnelle érudution liée aux divers
    courants culturels ayant nourris sa terre natale, la Serbie,
    au fil des siécles d'histoire.
    L'oeuvre graphique, d'une indiscutable valeur d'expression et minitieuse
    qualité technique, comme l'oeuvre écrite soigneusement peaufinée,
    agissent sous le même principe , celui de renouer avec les canons
    de la beauté , celui de restituer l'idée de la régle d'or , c'est peut être
    également un levier pour tenter de remettre l'homme debout " comme
    en office ", bien droit ,d'ennoblir l'âme.
    Slobodan , portait en lui l'idéal de la renaissance ou du siécle
    des lumières , vision globale où les arts, les sciences,la pensée,
    le sacré,étaient indissociables,l'un ne pouvant exister sans l'autre,
    la dynanique d'une théorie révélant la complémentarité de l'autre.
    Slobodan avait cette passion du beau , du vrai, et faisait de ce principe
    universel l'objet de son crédo quotidien .
    En poésie comme en peinture Slobodan ne pouvait créer que dans
    la rigueur,la discipline , du concept artisanal et du respect de la tradition
    sans laquelle la conscience humaine se perd dans de fausses valeurs ou des
    courants de pensées à la mode ,éphémères et non structurés exsangue
    de toutes fondations stables et solides. Cette nécéssité de fondations
    est sans doute une réminiscence liée à sa formation d'architecte.
    Il y avait chez lui cette affinité élective rattachée aux principes
    universels issus et réinstaurés par la renaissance ou les lumiéres
    qui accordaient la priorité au vrai ou à l'idée de vérité et au beau
    ce qui n'est pas sans me faire songer à cette phrase d'Henri Bergson.
    " C' est la grâce qui se lit à travers la beauté et c'est la bonté qui
    transparait sous la grâce ."
    Aujourd'hui Slobodan par ses poémes, ses peintures, ses sculptures ,
    l'engagement de son action dans son oeuvre en général, vit toujours
    parmi nous,mais selon le poéte Borisav Stankovic ,
    "La vie existe tant que l'amour existe ",
    et c'est tout à fait ce en quoi oeuvre sa femme , Jeanne Ubrig Kojovi ,
    en pérénisant par amour la mémoire et l'acte de création de Slobodan
    elle maintient aussi pour nous le rytme de son souffle.

    MICHEL BÉNARD
    Lauréat de l'académie française.

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    Luce Péclard
    " La sentinelle dit "
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    Michel Bénard a lu pour vous......."La sentinelle dit " (sonnets)
    de Luce Péclard, publié aux Editions du Madrier, 1416 Pailly (CH),
    préface de Claude Martingay.
    Les lecteurs passionnés de poésie connaissent bien l'évolution constante,
    opiniâtre, expressive du dit poétique de Luce Péclard.Elle y trouve son
    credo et le pan révélateur de sa foi, de sa croyance spirituelle et universelle.
    Il semblerait cependant que son dernier recueil, " La sentinelle dit "
    prenne la forme d'un point d'orgue, d'un contrepoint . Sous la conduite
    d'une écriture particulièrement soignée, Luce Péclard demeure fidèle
    à sa forme de prédilection , la plus délicate et raffinée de la poésie: le sonnet.
    Au travers de cette véritable discipline Luce Péclard nous propose une
    sorte d'odyssée initiatique ponctuée de paraboles bibliques
    battant sous un nouveau pavillon.
    "Vivante la Parole ébruite Son modèle .../..."
    Par la clarté de sa poésie, Luce Péclard aspire à nous baigner de lumière,
    à nous désaltérer d' une eau pure. C'est une poésie dont le jeu incise
    le coeur en déposant sur l'âme son chapelet de prophéties. Parfois rehausser
    d'une touche d'éternité,ce recueil est un gisement d'images précieuses,
    de psaumes,d'épîtres se transformant en de remarquables métaphores,
    mais évoluant dans la plus parfaite liberté.
    "La sentinelle dit",trés beau titre qui équivaut à l'évocation du poète
    qui dit la vie, chante la nature,prie le ciel en son énigme de forêt d'étoiles.
    Nous touchons aux essences d'un monde intime en clair-obscur,
    où la lumière effleure la tranche d'un livre sacré.
    Un amour tel pour la nature qu'il attend sa transmutation.
    Par le mystère de sa parole, Luce Péclard nous rapproche
    un peu plus des cimes de la vérité........d'une certaine vérité !
    "Et me voici déjà chevauchant sur la crête ! "
    Luce Péclard donne à la poésie sa signification spirituelle
    pour une hypothétique issue vers une lumiére divine.
    " Le pain de la lumiére en viatique divin.

    MICHEL BÉNARD
    Lauréat de l'académie française.


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    beaucoup d'autres à venir.......

     
     
     
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  • Commentaires

    1
    Johanne Hauber-Bieth
    Dimanche 28 Avril 2013 à 14:11
    Merci Michel de n'avoir pas oublié notre très Cher SLO pour lequel j'ai écrit en son temps : SLO… Il avait l’art et la manière D’attirer vers lui les amis Car il savait, sans compromis, Offrir son amitié plénière. Il écrivait avec son cœur Et tous les échos de son âme. Ses écrits vibraient de sa flamme Faisant fi de toute rancœur. Homme sincère et sans-façon, Sculpteur, poète, artiste peintre Il n’avait nul besoin de feindre Pour nous séduire à l’unisson. Aujourd’hui pleure un rouge-gorge*... Et puis tous ceux qui l’ont connu, Dont le chagrin n’est pas menu, Ont ce nœud, là, que le deuil forge. Puisque au seuil de cet au-revoir, Il nous reste sa poésie, Ses dessins, sa prose choisie, Sachons encor le percevoir ! Toujours brillera son étoile Au firmament du souvenir Et rien ne saura la ternir Surtout pas la mort et son voile ! © Johanne Hauber-Bieth (28 août 2004) * L'Association "Rouge-Gorge" dont il était le Président-Fondateur
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