• PRÉFACES

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    PRÉFACES
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    ROLAND LE CORDIER

    "les amitiés"
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    Les liens, les échanges épistolaires, les amitiés, les affinités électives
    ont une importance primordiale dans l'oeuvre des poètes,des artistes,
    d'ailleurs la preuve en est , l'exposition Matisse- Rouault qui se déroule
    au Musée d'Art Moderne est développée à partir des "correspondances ".
    Ainsi dans l'esprit du rappel des liens, de la mémoire, des concordances,
    des influences, mais surtout au nom de l'amitié, j'aimerais évoquer les
    noms des quelques amis et compagnons de route qui furent proches,
    la liste sera loin d'être exhaustive , car Roland le Cordier a sans cesse
    entretenu ces liens chaleureux et de partage.
    Le sympathique et gentil Philippe Chabaneix l'auteur entre autre
    de "Mémoire du coeur" était de ceux là.
    Jean Rocca qu'il nomme le sculpteur de rêves, Jean Aubert toujours très
    engagé au service de la poésie, Jehan Despert excellent poète dont je me
    souviens "Orénoque ", Eugène Guillevic le poète de l'essentiel,
    le presque minimaliste,dont nous nous souvenons
    des ouvrages " Terraqué " et " L'art poétique ", je retrouve aussi l'ami
    Pascal Bonetti, bon poète classique trés attaché à la Société
    des Poétes Français, Marcel Brun le poète de la dernière lettre,
    je pense aussi à l'amie chère et fidèle, la belle poétesse Miréio Doriyan
    dont l'oeuvre fut si prolixe.
    Jean Guirec, toujours prêt à se mettre au service des auteurs,
    Henry Meillant, le président fondateur de la S.P.A.F et de la revue Art et Poésie
    Le délicat Bernard Aurore, Robert Houdelot, Vital Heurtebize, poète engagé
    et très actif , fondateur des éditions Nouvelles Pléiades, des revues :
    "L' étrave, L' agora, de l'association Poétes sans frontières", actuel
    président des Poétes Français, Pierre Osénat qui fut souvent son préfacier,
    l'ami Edmond Reboul, préfacier lui aussi,conférencier, sans oublier le
    célèbre et sympathique poète Belge Maurice Carème, le merveilleux poète
    philososophe André Henry dont nous n'oublierons jamais les remarquables
    conférences et réflexions sur la poésie que nous pourrions assimiler
    à Gaston Bachelard ou à Philéas Lebesgue, la poésie devenant
    une philosophie de la vie, une possibilité de devenir humain meilleur.
    Signalons aussi Jacques Charpentreau inconditionnel éditeur, bel artisan
    de la poésie et l'éditeur utopiste et convaincu Jean Grassin qui vient
    de nous quitter, il laisse derrière un véritable temple
    dédié exclusivement à l'art poètique.
    Jean-Claude Georges président actuel de la S.P.A.F et directeur de la revue
    Art et Poésie , fidèle compagnon qui sera toujours présent à ses côtés
    au nom de l'amitié et de la poésie partagée.
    Pour rien au monde je n'oublierai Alain Lefeuvre, l'homme de l'engagement,
    l'homme du combat au droit de la poésie, le poète de haute voix qui
    ne mâcha jamais ses mots, qui ne supporta aucune basse consession,
    il fut toujours le poète de la parole,
    qui aida avec son épouse Jackie , Roland le Cordier
    pour mener à bien ses dernières publications.
    Les artistes furent également présents dans l'oeuvre de Roland le Cordier,
    qui confia régulièrement les illustrations de ses recueils au grand
    et si merveilleux peintre Michel Tesmoingt, l' illustrateur des poètes
    par excellence, son art si subtil donnait aux textes toute leur élévation.

    Michel Bénard.

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    jacqVielsvil.jpg JACQUES VIESVIL
    " La rumeur du silence. "
    Précieux privilège, en introduction Jacques Viesvil nous situe dans
    l'émerveillement,dans l'enchantement,par la découverte de son écriture
    poétique et spirituelle,déclanchant en nous ce miracle du dédoublement, une
    sorte d'oscillation entre l'homme et l'âme.
    C'est toute la magie de son verbe !
    " A l'intérieur du corps
    les affiches déchirées de la mémoire
    s'en vont en lambeaux de fumée."

    Dés les premières lignes nous d'emblée sur les degrés
    de l'éloquence subtile de la révélation.
    Situons nous ! Le langage vibre et se dédouble dans un contexte imprégné
    d'une délicate dualité, d'un mazdéisme sous jacent,diaphane,
    mais pourtant omniprésent.
    "La terre est douce comme un sexe
    le désir monte en semence."

    Nous effleurons ici toute la sensibilité de l'esprit coloré de ses nuances
    spirituelles les plus harmonieuse. Hissons nous à ce fil d'argent
    de la dualité et de l'ambiguïté de l'être. Et lorsque c'est un poète
    de l'envergure de Jacques Viesvil qui prends la situation en "plume"
    la scène se révèle à nous sous une toute autre dimension. Il manipule le verbe
    comme un maître joaillier, c'est tout simplement troublant, son discours
    nous replace sur le seuil de notre nudité et de notre ignorance.
    ".../...tant de fois
    la terre stérile
    les mains vides
    la soif du plus haut.../..."

    Par la vibration de sa poésie, Jacques Viesvil propose
    à l'homme de s'extirper de sa gangue.
    L'homme prend conscience de ses faiblesses, de ses errances,
    de ses volte-face, et l'âme lui restitue sa lumière, ses baumes expiatoires.
    C'est un appel, un cri, qui porte jusqu'au dépouillement de nos peaux calleuses,
    de nos vieux oripeaux souillés d'histoire et de quotidien.
    Par l'envoutement de la parole lucide Jacques Viesvil suggère l'unité,
    ne plus faire qu' "un", reconquérir l'être androgyne de l'origine,
    "confondre le moi avec le soi "
    mais également réconcilier le grand schisme des écritures,
    le féminin et le masculin qui sont en nous.
    Parfois au détour d'un vers, nous nous retrouvons dans la confusion
    des éléments, tout se mêle, se divise, se rassemble, passe du chaos
    à la sérénité.Cependant au grand désespoir du poète,
    l'homme demeure dans une attente perpétuelle,
    "Tant de fois semé
    de la poudre d'étoiles
    dans les sillons de l'illusion."

    Et la voix de l'âme lui propose une issue à ses errances, ses doutes,
    elle l'oriente sur le chemin d'un ère nouvelle.
    L'enracinement est tenace, c'est encore l'interrogation, l'incertitude
    d'être et de devenir ! L'homme tente de s'extraire de sa détresse,
    il voudrait fuir la rumeur, la fureur, le mensonge, la possession,
    soudain il se prend à rêver de lumière, de renaissance.
    Soulignons néanmoins que cet élan porté vers "l'homme véritable" ,
    "l'homme total" n'est pas sans nous faire songer au mythe d'Orphée qui par
    son approche de l'enfer, passe par la destruction du moi afin de mieux
    s'offrir ou accéder à la vie de l'âme nimbée de lumière céleste.
    Le quêteur de vérité doit se méfier des croyances sectaires, des
    superstitions séculaires,des dogmes aliénants, il lui faut s'en délivrer
    pour accéder lui même à la résonnance universelle. Le chemin vers
    le détachement est long. Le poète Jacques Viesvil en a pleinement
    conscience, l'homme encore dans l'égarement se perd, ralentit sa marche
    dans le labyrinthe, il se refuse de voir la réalité, se berce d'illusions, mais
    même inconsciemment il cherche sa libération, la voie primordiale,
    la source originelle.
    "Me délivrer des chaînes de l'habitude
    laisser glisser la peur de l'inconnu
    jusqu'à la nudité du mystère."

    Il est écrit depuis l'origine que l'homme ne pourra trouver la vérité
    que par son passage au travers des filtres des quatres éléments,
    l'air, la terre, l'eau, le feu.
    Le poète invite l'homme à se contenir dans sa course effrénée, à reprendre
    son souffle, à retrouver ses esprits et à se délivrer de l'emprise de ses
    préjugés, de ses fausses croyances, de la corruption de ses veaux d'or,
    de raser son passé falsifié, pour peut être enfin pouvoir découvrir sa terre
    promise, son temple radieux, qui dorment au fond de son coeur.
    "Ainsi qu'une cathédrale de lumière
    émergeant de la lumière."

    Toucher à la fusion universelle, tendre vers la communion absolue,
    avancer vers l'unité suprême, n'être plus qu'un en toute chose.
    Voilà le maître mot du poète, la révélation majeure !
    Arrimant son échelle aux degrés du ciel, Jacques Viesvil vient de poser
    sa pierre angulaire à la lueur de son point de flamme, il vient de signer pour
    nous une oeuvre " de lumiére au bas du tableau des ténèbres", il nous dit
    toute la musicalité que peut contenir "La rumeur du silence".
    Mais, si en marge de toute quête spirituelle Jacques Viesvil avait
    simplement voulu signifier la beauté. La beauté de l'être révélé !
    Dostoïevski ne disait il pas " la beauté sauvera le monde."
    Oui, sans toutefois oublier de prendre conscience de la fragilité
    des liens qui unissent les êtres.

    Michel Bénard.

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 10 Août 2007 à 10:01
    Cher Ange Gardien de Michel, Puisses-tu lui octroyer des idées encore plus géniales, des créativités à couper le souffle, des rencontres merveilleuses. Tu sais, il le mérite. C est un homme d amitié sincère, de fidélité, d amour. Un homme brillant qui sait être très humble. Mahlya Merci et bravo.
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    2
    Mardi 3 Novembre 2009 à 17:05
    Exquise promenade, sur ce site : j'avais rencontré un poète, j'ai aussi découvert un peintre, dont j'apprécie beaucoup le côté klimtien.
    À bientôt !
    3
    Samedi 7 Novembre 2009 à 16:24
    merci de votre beau message et à bientôt
    cordialement
    4
    Mme PISSARD Chantal
    Dimanche 28 Avril 2013 à 14:11
    Merci de continuer à faire vivre mon oncle.

    CHANTAL LE CORDIER PISSARD
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